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Lazy At Work

Navet Confit présente le Justin Trudeau Kinda Party

by Navet Confit

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    Pre-order of Navet Confit présente le Justin Trudeau Kinda Party. You get 1 track now (streaming via the free Bandcamp app and also available as a high-quality download in MP3, FLAC and more), plus the complete album the moment it’s released.
    Purchasable with gift card
    releases June 28, 2019

      $10 CAD  or more

     

  • Record/Vinyl + Digital Album

    Includes digital pre-order of Navet Confit présente le Justin Trudeau Kinda Party. You get 1 track now (streaming via the free Bandcamp app and also available as a high-quality download in MP3, FLAC and more), plus the complete album the moment it’s released.
    digital album releases June 28, 2019
    item ships out on or around June 27, 2019

      $20 CAD or more 

     

1.
introduction
2.
3.
Navet Confit featuring Pilou - Parliament Hill
4.
Navet Confit featuring Charles Charles Jr - fa-si-la-ré (pété)
5.
Navet Confit featuring Carl-Éric Hudon - nous sommes tous de jeunes professionnels maintenant
6.
Navet Confit featuring Sheenah Ko - Sheenah’s Bong Hit
7.
Justin merci
8.
protubérance du spectre
9.
Navet Confit featuring Charles Charles Jr - cbd choir
10.
juste une puff
11.
le petit chat avec son chapeau de fête
12.
lasers dans les cieux
13.
Navet Confit featuring Embo/phlébite + Jeanne Manseau - exorcisme d’anglais
14.
elle a des idées noires
15.
yo les jeunes!

about

LE JUSTIN TRUDEAU KINDA PARTY : CRÉATION/COMBUSTION SPONTANÉE
*un herbier par Navet Confit*

Le contenu de cet album a été entièrement créé, enregistré, mixé, matricé et mis en marché sous l’influence du cannabis légal.

Ma seule dérogation à ce dogme aura été d’écrire cet herbier en partie sobre.

Réfléchir à cette expérience avec un certain recul et prendre des notes comme celles-ci, de bon matin, avec les idées claires, m’a donné un point de vue idéal sur plusieurs enjeux que je n’avais même pas compris à la base, en conceptualisant ce projet.

Pour comprendre l’humour particulier du JTKP, il faut avoir fumé un joint au moins une fois dans sa vie. Idéalement, il faut avoir consommé avant d’écouter l’album aussi. Sinon, c’est presque aussi plate que d’écouter un film de poteux sans avoir fumé de pot.

Comprenez-moi bien, je ne fais pas ici l’apologie de la consommation du cannabis. Je suis moi-même un non-consommateur convaincu et j’étais écœuré d’être gelé la moitié du temps pendant cette expérience.

Mais maudit que c’était drôle.

J’ai consommé beaucoup de cannabis adolescent et jeune adulte, mais j’ai complètement arrêté ensuite. Comme pour plusieurs, les joints me faisaient de moins en moins rire, de plus en plus badtripper. Dans les 20 dernières années, j’ai réessayé quelques fois de fumer quand un ou une ami(e) me l’offrait, mais ce n’était jamais concluant et ça sonnait souvent la fin de la soirée. Je devenais antisociable et je voulais rentrer chez moi pour me cacher.

Je jalouse les gens qui peuvent fumer sans devenir paranos ou être incommodés physiquement.

PROJET DE LOI NUMÉRO 157
Étrangement, la légalisation du cannabis m’a donné envie de fumer plein de drogue, même si je sais que je n’en aime pas les effets. L’annonce de ce projet de loi, quelques années plus tôt, était une mise en bouche qui a fait germer l’idée de ce projet, tranquillement.

Nous allons nous défoncer avec la drogue du gouvernement, c’est assez funny baby.

Dans quelque temps, l’usage du cannabis légal par une majorité de gens, au vu et au su de tous, en toute liberté, sera complètement banalisé. Mais pour le moment, je trouvais la légalisation du pot assez drôle et suffisamment absurde pour souligner son arrivée de façon niaiseuse avec cette expérience.

HISTORIQUE ET DOGME
Mes inspirations pour cette expérience :
- la légalisation du cannabis;
- les sessions In the Fishtank du label néerlandais Konkurrent (des seances d’enregistrement collaboratives de deux jours de création spontanée dans un studio d’Amsterdam dans les années 90);
- Ken Kesey et les Merry Pranksters;
- les sessions de nuit pour mon album LOL en 2015 au Studio Le Nid;
- l’album Ray Charles Kinda Party du groupe torontois The Dinner Is Ruined;
- les productions weirds et spontanées de Fuck U Kaliss.

En plus de devoir tout faire gelés, il y avait d’autres règles à respecter lors de l’expérience : rien ne devait être publié sur les réseaux sociaux pendant tout le processus. D’une part, je voulais garder la surprise de la sortie de cet album jusqu’au 1er juillet 2019 (pour la fête du Canada), et d’une autre part, ça nous a fait diablement du bien de ne pas être constamment en représentation sur internet. Il faut dire que THC et médias sociaux ne faisaient pas bon ménage pour plusieurs participant(e)s. Safe space pour tout le monde, yo les jeunes!

Au début de la première soirée d’enregistrement au Studio Le Nid, après quelques branchements et tests de son (démêler des fils n’aura jamais été aussi compliqué), j’ai expliqué à tous les règles de la session :
- être gelés, tout le temps;
- ne pas s’accorder;
- ne pas se limiter à de longues improvisations sur un seul accord;
- ne pas chanter de paroles ou d’airs connus, même si ce qu’on jouait nous faisait penser à une chanson déjà existante.

INTRODUCTION
Il y avait une énergie, un genre de tension/excitation palpable lors de la première take (la pièce « introduction »); on sentait tout le monde heureux d’être réuni dans cette grosse niaiserie, heureux du pied de nez, heureux de jouer de la musique défoncés ensemble dans un environnement aussi chaleureux. Et heureux que l’expérience soit archivée.

Presque un feeling de moment historique.

Vous savez, quand on participe à une manifestation et qu’on a l’impression, grâce à tous ces gens autour de nous qui ont la même belle énergie que nous et qui pensent comme nous, qu’on arrivera, à la fin de la manifestation, à vraiment faire changer quelque chose, concrètement, dans la minute qui vient?

C’était ça qui se passait au JTKP. Excepté qu’on n’était pas là pour réclamer de grands changements sociaux, mais bien pour rire du fait que se défoncer de la sorte était maintenant légal.

Nous avons enregistré la majorité des pièces de l’album (incluant les bonus tracks) le premier soir, lorsque nous étions plus nombreux (une quinzaine de personnes lit as fuck), et le lendemain matin/après-midi, bien amortis sur les gouttes de CBD. Tout le monde alternait entre les différentes tâches : jouer sur les instruments branchés et enregistrés en permanence, rouler des joints, préparer de la bouffe, archiver le moment en photos, écrire des petits bouts de textes ou noter des suites d’accords.

J’ai remarqué quelques constantes à travers les différentes improvisations et constructions musicales du week-end : nous avons joué, par exemple, beaucoup de pièces en do/fa majeur, des gammes démocratiques pour plusieurs instruments et pour tous types de musiciens dans tous types d’états (on peut jouer sur toutes les touches blanches d’un piano sans faire de fausse note).

Nous faisions très peu de prises des chansons, parfois simplement parce que nous ne nous souvenions pas de ce que nous venions de jouer.

Nous avons opté pour des structures simples de forme A – B; lorsque nous avons essayé de construire des chansons plus compliquées (comme « nous sommes tous de jeunes professionnels maintenant »), ça a été très long avant d’avoir une bonne prise parce que tout le monde était trop gelé. Nous avions beau afficher les accords, structures et paroles sur un écran de projection, nous avions peine à suivre.

Une autre constante, plus technique celle-ci, est que la rigueur habituelle du studio a laissé place à un joyeux laxisme, favorisant la spontanéité. Bruits de fond (participant(e)s qui rient, toussent, parlent pendant les prises), sessions Pro Tools mal programmées (plusieurs doublons dans les entrées, par exemple) et mixage un peu botché, causé par le manque de concentration et la perte de mémoire.

EVERYBODY'S GONE TO SLEEP
Après un jour et demi de consommation et d’enregistrements intensifs, dont la chanson thème, le « cbd choir », « juste une puff » et « Justin Merci », une partie du groupe nous a quittés et nous n’étions plus que sept en studio. Nous avons enregistré « fa-si-la-ré (pété) », chanson hallucinée par Charles Charles Jr, et avons déterminé que le samedi soir serait réservé à une session électro.

Peut-être à cause de mon état de fatigue, du style de musique, de cette nouvelle instrumentation, ou peut-être à cause de mon état de paranoïa dépressive dû au THC, j’ai détesté cette session et je me suis retiré rapidement pour aller dormir.

Il ne restera que quelques traces de ces enregistrements sur l’album, soit « lasers dans les cieux », « mellow shit » et « everybody’s gone to sleep », que j’ai dû beaucoup réarranger lors du mixage.

En repensant à cette session, je me suis dit que je mettais peut-être trop de pression à l’expérience; je nous demandais d’être intéressants 24 heures sur 24, alors qu’après deux jours de défonce nous étions en mode solitaire, enfermés dans nos casques d’écoute, drogués et fatigués.

PROTUBÉRANCE DU SPECTRE
Notre dernier matin au Studio Le Nid a été marqué par l’enregistrement des chansons « protubérance du spectre » et « elle a des idées noires », toujours sur les gouttes de cbd. Pendant ce temps, Martin Lachapelle faisait le ménage du studio en fumant tous les restants de joints qu’il trouvait.

Gérer un backup de projet n’aura jamais été aussi long.

BECAUSE IT'S 2019
Lors de l’expérience, nous avons fait des calculs pour déterminer si le JTKP était paritaire. Parmi tous les collaborateurs/trices, nous étions :

- 12 hommes et 11 femmes;
- 20 francophones, 2 anglophones et un Français;
- 4 homosexuels, 18 hétérosexuels et un lumbersexuel.

CE PROJET A ÉTÉ RENDU POSSIBLE EN PARTIE GRÂCE AU GOUVERNEMENT DU CANADA (LOL)
Ce projet n’a bénéficié d’aucune aide gouvernementale, tant en matière de création et de production qu’en matière de mise en marché, pour éviter que des gens mal intentionnés nous prennent en exemple, en essayant de prouver que les artistes sont tous des alcooliques, des drogués et des BS de luxe qui siphonnent les fonds publics pour faire de la musique pas rentable qui ne plaît à personne.

Nous avons effectivement fait de la musique pas rentable qui ne plaît à personne tout en consommant des stupéfiants, mais ce ne sont pas les contribuables qui ont payé pour.

L’expérience n’a pas été très coûteuse grâce à la générosité de ses participants : chaque musicien invité a participé de façon totalement bénévole aux sessions.

Il nous a fallu payer le transport (covoiturage), la nourriture faite sur place, l’alcool et les drogues légales. Plutôt que de demander de l’argent au gouvernement, nous lui avons donc donné de l’argent à travers la SAQ et la SQDC. En payant notre essence, nous avons aussi financé les pétrolières, qui en partie appartiennent au gouvernement.

Nous avons conclu que nous étions donc un projet très rentable pour les contribuables, qui devraient d’ailleurs nous remercier. Sans nous, l’économie se porterait vraiment mal.

credits

releases June 28, 2019

Collaborateurs, de près ou de loin, en ordre alphabétique :

Ben Bouchard
Lydia Champagne
Christiane Charbonneau
Charles Charles Jr
Navet Confit
Steven Doman
Marie-Pier Gazon
Géraldine
Martine Groulx
Mélanie Harel-Michon
Carl-Éric Hudon
Sheenah Ko
Martin Lachapelle
Raphaël Léveillé
Jeanne Manseau
Myëlle
Pilou
Jessica Pion
Von Pleid
Cat Sabadou
Jean-Philippe Tremblay
Mat Vezio
et Jean-Philippe Villemure

crédits
enregistré en novembre 2018 au Studio Le Nid et au Sushi Cat Studio
paroles, musique, voix et instruments : un peu tout le monde
réalisation et mixage* : Navet Confit
prise de son : Pilou, Steven Doman et Navet Confit
matriçage : Jean-Philippe Villemure
graphisme : Von Pleid
photos : Martin Lachapelle et Jean-Philippe Tremblay
révision : Christiane Charbonneau

*sauf « back at me », mixage par Ben Boutch

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Navet Confit Montréal, Québec

Auteur, compositeur, interprète, arrangeur, mixeur et réalisateur d’albums, Navet Confit est un discret et affable polymathe indie avec une propension pour les sourires en coin. Tenant d’autodérision, d’odes au futile et de listes trop longues, il va continuer de déranger poliment, sans convention ni compromis. ... more

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